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Loi lom vélos : tout comprendre sur l’orientation des mobilités

Sommaire

Un local vélo mal dimensionné se reconnaît immédiatement : les deux-roues s’entassent faute de supports adaptés. La loi LOM vélo impose désormais des surfaces minimales et des équipements précis pour garantir un usage pérenne. Dans les faits, cette réglementation vélo structure vos obligations techniques et vos projets d’aménagement.

Loi d’orientation des mobilités : que change-t-elle pour les vélos ?

Le texte adopté le 24 décembre 2019 redéfinit techniquement la place du cycle dans chaque réseau de transport. La LOM exige qu’une copropriété rénovée réserve au moins 5 % de son parking à ce mode de déplacement. Cela se traduit par un quota d’emplacements obligatoire, assorti d’un point d’ancrage par logement.

Le choix de votre équipement conditionne la validité de cet aménagement. L’installation d’un stationnement sécurisé nécessite des points d’attache fixés au sol ou au mur. Retrouvez les détails pratiques sur l’application de la loi LOM en copropriété.

Stationnement vélo sécurisé en copropriété

Qu’est-ce que la loi d’orientation des mobilités ?

Cette législation positionne la mobilité durable au même niveau technique que le véhicule motorisé. Elle impose des repères constructifs clairs, tant dans le neuf que dans l’existant, en fixant des obligations strictes pour le développement des mobilités actives.

  • Stationnement des vélos : les gestionnaires doivent intégrer des surfaces de dégagement dédiées dans les constructions neuves.
  • Aménagements cyclables : les municipalités sont tenues de prévoir des infrastructures sécurisées lors de toute modification de voies.
  • Forfait mobilité durable : les entreprises de plus de 50 salariés ont l’obligation formelle de négocier ce dispositif.

En pratique, l’État et les collectivités locales consacrent des ressources substantielles pour adapter l’espace urbain à ces nouvelles mobilités.

Qui est concerné par la loi LOM en 2025 ?

La loi vise les donneurs d’ordre publics, les employeurs privés et les gestionnaires d’infrastructures. Le décret stationnement vélo détaille les quotas d’accroches selon la capacité d’accueil automobile. Vous devez calculer la jauge de places pour anticiper votre mise en conformité.

Quatre types de structures sont soumis à des exigences d’aménagements distinctes :

  • Logements collectifs : les maîtres d’œuvre planifient les râteliers dès la conception.
  • Secteur tertiaire : un seuil de 20 places automobiles déclenche l’obligation d’équiper avant 2027.
  • Pôles commerciaux : les ratios exigent une capacité de parcage proportionnelle.
  • Édifices publics : ces bâtiments obéissent aux mêmes échéances techniques.

En réhabilitation, des travaux excédant 2 % de la valeur du bâti rendent ces normes applicables. Les chantiers validés par un permis antérieur à décembre 2022 conservent leur dispense.

Quel bilan six ans après l’adoption de la LOM ?

La trajectoire reste en deçà des objectifs du plan vélo national pour 2030. Le maillage des territoires réclame un volume d’aménagements majeur pour sécuriser les trajets.

Le fonds mobilités actives a financé la majeure partie de ces chantiers. Ce mécanisme demeure indispensable pour pérenniser l’installation des mobilités actives. Un financement lisible conditionne la bonne exécution technique de ces infrastructures.

Obligations de stationnement vélo dans les infrastructures bâties

Pour un bâtiment tertiaire comportant 200 places de stationnement automobile, vous devez désormais aménager 20 emplacements vélos sécurisés. Ce ratio est imposé par le décret n°2022-930, qui définit des quotas stricts, sous peine de sanctions pour les gestionnaires d’infrastructures. Concrètement, la création d’un espace dédié ne relève plus d’une simple volonté ou d’une initiative personnelle.

Dimensions réglementaires local vélo

Quels bâtiments sont soumis à l’obligation de stationnement ?

L’obligation de stationnement vélos dans un bâtiment s’applique principalement aux habitations neuves, aux locaux tertiaires, aux centres commerciaux et aux services publics. Pour les structures existantes, cette règle est déclenchée à partir de dix places de parking automobile, à condition que les travaux entrepris dépassent 2 % de la valeur immobilière.

  • Habitation collective : prévoyez un espace par logement, majoré de deux unités supplémentaires pour les appartements de trois pièces ou plus.
  • Bâtiments tertiaires : le quota correspond à 10 % de l’effectif présent simultanément ou 1,5 % de la surface de plancher.
  • Ensembles commerciaux : il faut réserver 10 % de la capacité du parking automobile, avec un maximum technique fixé à 100 unités.
  • Vélos cargo et électriques : la réglementation impose que 10 % des emplacements leur soient dédiés, avec une surface de 1,8 m² par véhicule et un accès à une prise électrique.

Le tableau ci-dessous résume ces seuils réglementaires pour vous assurer de dimensionner correctement vos futures installations. Nous vous conseillons de vous référer aux directives de la loi lom vélo afin de valider définitivement vos plans de chantier.

Type de bâtiment Quota minimum Seuil déclencheur (existant) Délai
Habitation collective (neuf) 1 place/logement + 2 si ≥ 3 pièces Travaux ≥ 2 % valeur bâtiment Dès construction / rénovation
Bâtiments tertiaires existants 10 % effectif simultané (min. 2) ≥ 20 places auto, sans travaux requis Avant janvier 2027
Ensembles commerciaux 10 % capacité parking auto (max. 100) ≥ 10 places auto + travaux ≥ 2 % Dès travaux significatifs
Rénovations (tous types) Minimum 2 emplacements Travaux ≥ 2 % valeur bâtiment Dès les travaux

Normes techniques du local vélo réglementaire

La réglementation stationnement vélo collectif impose des contraintes d’espace. Dans les faits, la norme NF P 98-110 exige une largeur de 1,35 m par place ainsi qu’un support capable de résister à une charge de 150 kg. Ces exigences s’ajoutent à la nécessité d’un passage libre d’au moins 90 cm pour garantir l’accessibilité PMR.

  • Dimensions : prévoyez 1,5 m² de surface, une hauteur sous plafond de 2,10 m et des allées de circulation d’au moins 1,2 m de large.
  • Sécurité : l’installation doit comporter une porte robuste, un éclairage LED avec détecteur de mouvement et un système de contrôle d’accès fiable.
  • Points d’ancrage : nous recommandons des arceaux qui fixent à la fois le cadre et la roue, installés à une hauteur minimale de 30 cm.
  • Normes incendie : la structure doit utiliser des matériaux incombustibles et intégrer une ventilation passive fonctionnelle.

Les abris vélos situés en extérieur doivent être entièrement couverts et implantés à moins de 50 mètres de l’entrée principale du bâtiment. Pour les espaces restreints, un système vertical tel que BikeUp permet d’économiser jusqu’à 40 % de surface au sol par rapport aux râteliers horizontaux traditionnels.

Financement et mise en conformité en copropriété

La validation d’un aménagement en copropriété nécessite une inscription formelle à l’ordre du jour de l’assemblée, accompagnée de plans et de devis détaillés. Ce processus prend généralement entre trois et six mois, du vote majoritaire à la livraison des travaux. Si le syndic bloque le projet sans motif valable, les résidents disposent d’un délai de deux mois pour engager un recours.

En pratique, un espace équipé de racks simples coûte entre 2 000 et 5 000 €, tandis qu’une consigne fermée dépasse souvent les 10 000 €. Le programme Alvéole Plus peut financer l’intégralité de ces travaux sous certaines conditions. Identifiez ces aides financières avant de consulter des entreprises, pour ajuster le niveau technique de votre projet en conséquence.

Transport, espace public et aménagements cyclables selon la LOM

Concrètement, le décret n° 2021-741 du 8 juin 2021 impose un volume d’équipement précis : 100 000 emplacements de stationnement sécurisé doivent être aménagés dans les gares avant le premier janvier 2024. Cet objectif vise un report modal massif vers les mobilités actives, bien au-delà de la simple pratique de loisir. La réglementation articule cette transition à trois niveaux : les abords des quais, la voirie, et les plans de mobilité que doivent adopter les entreprises.

Intermodalité vélo-transport en commun LOM

Stationnement vélo dans les gares et l’espace public

La loi d’orientation des mobilités impose que les pôles d’échanges multimodaux situent leurs stationnements à moins de 70 mètres de l’entrée principale. Ces équipements permettent de verrouiller le cadre ainsi qu’au moins une roue. Il s’agit du même niveau de sécurité que pour un local privatif, appliqué cette fois aux infrastructures de transport collectif.

  • Gares voyageurs : Le décret 2021-741 exige la mise en service de 100 000 places sécurisées avant 2024.
  • Trains grandes lignes et TER : Huit emplacements pour vélos non démontés sont obligatoires à bord, contre cinq pour les autocars neufs.
  • Localisation : L’ancrage s’effectue dans un rayon de 70 mètres des entrées, avec un système verrouillant la roue et le cadre.

La réglementation écarte également les véhicules motorisés des passages piétons sur une distance de cinq mètres en amont. Cette zone de visibilité est exclusivement réservée aux cycles et aux engins de déplacement personnel. Dans les faits, cette règle de stationnement vélo réglementation espace public sera généralisée d’ici fin 2026 sur l’ensemble du territoire.

La sécurité des cyclistes passe aussi par le traitement des angles morts sur la chaussée. Depuis 2021, les véhicules de plus de 3,5 tonnes doivent être équipés d’une signalétique d’alerte spécifique. Ce dispositif visuel complète directement vos aménagements physiques sur la voirie.

Aménagements cyclables et continuité des infrastructures

En agglomération, toute modification d’un axe routier déclenche l’obligation de concevoir des aménagements cyclables dédiés. Concrètement, vous devez intégrer des pistes cyclables, des bandes cyclables ou des zones de rencontre, selon l’espace disponible. La continuité des parcours est primordiale, particulièrement pour les itinéraires inscrits au schéma national des véloroutes.

Hors des zones urbaines denses, chaque réfection de voies impose une étude de faisabilité technique et financière pour l’insertion d’une voie dédiée. Vos itinéraires cyclables doivent ensuite s’inscrire dans les schémas régionaux d’aménagement. Cette validation conditionne l’accès aux subventions du fonds mobilités actives, doté de 50 millions d’euros annuels.

Forfait mobilité, transport et formation au vélo

Pour favoriser les trajets du quotidien, le forfait mobilité durable permet une aide pouvant atteindre 400 € par an et par collaborateur. Cet avantage est exonéré de charges sociales pour l’employeur et défiscalisé pour le salarié. L’État applique lui-même ce dispositif à ses agents, sur une base annuelle de 200 €.

  • Forfait mobilité : Le système concerne les salariés des entreprises de plus de 50 personnes, versé directement ou sous forme de titre dématérialisé.
  • Apprentissage du vélo : Le programme Savoir Rouler oblige les communes à former chaque élève de sixième à l’autonomie sur route.
  • Identification des vélos : Pour lutter contre les 300 000 vols annuels, l’enregistrement des cycles neufs dans un fichier national est devenu obligatoire.

La mobilité durable impulsée par la loi nécessite une cohérence d’ensemble entre les équipements déployés. Développer le vélo ne se résume plus à peindre des pistes sur la chaussée. En tant qu’aménageur, vous devez articuler le stationnement, l’identification et la circulation au sein d’un projet global et continu.

Foire aux questions

Qu’est-ce que la loi LOM et que prévoit-elle pour les vélos ?

Promulguée fin 2019, la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) redéfinit la politique nationale de transport. Elle impose notamment la création d’emplacements de stationnement sécurisé pour les vélos dans les bâtiments.

Concrètement, cette loi oblige à intégrer des aménagements cyclables lors des rénovations de voirie. Elle impose aussi que les vélos non démontés soient acceptés dans les autocars et les trains.

Le texte instaure un forfait mobilité durable pour les déplacements domicile-travail. Un fonds mobilités actives est également prévu, doté de 50 millions d’euros annuels.

Quels sont les quotas de places vélos obligatoires selon le type de bâtiment ?

Pour l’habitat collectif, prévoyez au minimum une place de stationnement vélo par logement. Au-delà de trois pièces, ajoutez deux places supplémentaires.

Dans le secteur tertiaire, comptez 10 % de l’effectif présent simultanément ou 1,5 % de la surface de plancher. Les surfaces commerciales doivent consacrer 10 % de leur stationnement automobile aux vélos.

Ces quotas s’appliquent aux constructions neuves livrées depuis fin 2022. Une chose à savoir : il est prudent de prévoir 1,8 m² au sol pour 10 % des emplacements afin d’accueillir des vélos cargo ou électriques.

Comment financer la mise en conformité d’un local vélo en copropriété ?

L’équipement d’un local avec des râteliers simples représente un investissement moyen situé entre 2 000 et 5 000 €. Ce type de projet peut être financé via le programme Alvéole Plus, qui prend parfois en charge jusqu’à 100 % du coût.

Pour un abri extérieur fermé, le budget s’élève généralement entre 10 000 et 20 000 €. Présentez le projet, devis à l’appui, à l’ordre du jour de l’assemblée générale.

Comptez un délai de trois à six mois entre le vote et la mise en service. En cas de refus abusif du syndic, un recours peut être introduit auprès du tribunal judiciaire dans un délai de deux mois.

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